mars 19

Comment vaincre la procrastination ou le faire de manière intelligente ?

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vaincre la procrastination

C'est quoi la procrastination ? 

C'est votre "petite voix" qui vous murmure des petits mots doux, qui vous raconte ce que vous aimez entendre et qui vous détourne de nos objectifs. C'est celle qui vous dit toujours que le mieux, ce sera demain...une vraie petite vicelarde, qui empêche d'avoir des résultats.

Je suis sûr que ça vous est déjà arrivé.

Quand quelqu'un vous demande :

« Ça va ? Ta journée s’est bien passée ? » ou « Alors, bien bossé ?».

Un grognement à peine audible du genre « hum, oui… ça va » (pas très sûr de soi) en général ne présage pas d’une journée optimale. Alors que, pas toujours le cas.

À l’inverse, l’enthousiasme débordant du genre :  « Carrément…j’ai super bien bossé », peut quant à lui présager d’une journée certes bien remplie, mais pas forcément efficace…

C’est la nuance.

Entre le travail bien accompli et la journée où l'on est « bien occupé ».

Son nom : « procrastination déguisée ». C'est la p'tite sœur de "procrastination"...une petite vicelarde (elle aussi) qui a la particularité de vous donner bonne conscience PARCE QUE vous travaillez à fond, mais elle ne vous apporte peanuts en termes de résultats ! Elle a le don de faire l’inverse de la loi de Pareto…vous bossez 80 % (si ce n’est pas 90) pour 20 % de résultats. (Pas ouf donc).

Je vous l'avais dit, c'est vicelard. Vous bossez, mais y se passe pas grand-chose à la fin. Vous êtes BIEN occupé(e) en gros.

Car pour le moment…

Celle dont je vais vous parler est sa grande sœur « procrastination », tantôt plaisante et agréable (il faut le dire), tantôt vilaine et pleine de malice...(il faut l'avouer.)

Celle qui vous murmure :

« T’inquiètes ! C’est bon, j’le ferai demain...j’ai l’temps. »

« Promis, je fais ça la semaine prochaine…ça ira vite ! »

« Cette année,  j’arrête de fumer » (jusqu’à la prochaine clope...et la prochaine année – même si j’en conviens il y a un côté addiction en plus à gérer.)

« À partir de lundi, j’me mets à courir, j’en ai vraiment besoin pour perdre mon bide ! » (Le jour « J »…merde, mes chaussures, ça le fait pas – ou j’ai mal au dos.)

Ça vous parle ?

Avouons-le, nous sommes assez prédisposés à la procrastination. Je suis, moi-même un maitre procrastinateur, mais je me soigne☺. Le but de cet article n’est PAS de vous faire une démonstration à coup d’articles d’autorité ou de psycho ni d’en faire un roman. Non.

Le but est de vous montrer quelques clés « simples » pour vaincre, comprendre, contourner, voire profiter de la procrastination (et si possible sa petite sœur) et avancer plus sereinement vers votre objectif.

Moi-même, je teste, je me plante, j’essaye de comprendre, j’expérimente, je réajuste ma posture, mon fonctionnement et ce n’est pas toujours simple. Car y’a du monde là-haut et il faut se mettre d’accord et bien s’entendre, mais en prendre conscience est un vrai plus.

Je pourrais vous parler de « motivation » et de « visualisation », mais je vais éviter, car d’autres le font bien mieux que moi et mon avis sur la visualisation est assez tranché.

Si ça vous aide, visualisez le final de votre cathédrale…mais nous allons nous attarder non pas au fantasme d’un résultat, mais bien au process pour y arriver, c’est-à-dire :

Monter chaque Fucking brique pour bâtir un mur solide qui s’imbrique dans un ensemble, formant un truc qui a de l’allure.

Elle me chuchote des mots d’amour…et m’empêche de travailler !

comment-vaincre-la-procrastination-pour-de-bon

Non ! Vous n’êtes pas en train de foleyer parce que vous entendez des voix. Vous n’êtes pas non plus en train de basculer dans la schizophrénie…vous faites juste face à vous-même et c’est normal.

Le professeur Thomas Whitford (psychologue et auteur d’une étude sur le sujet) dit ceci :

« Nous entendons tous des voix dans notre tête. Peut-être le problème nait quand le cerveau devient incapable de nous dire que c’est nous qui produisons les voix que nous entendons… »

Êtes-vous conscients que ce ne sont pas des voix divines qui vous murmurent à coup d’injonctions d’aller vous affaler sur votre canap et d’allumer Netflix ?

Parfait ! Vous devriez donc pouvoir à minima contrôler ça alors…


Ce qui est coriace ? C’est de commencer...

On va parler de «miss résistance » et un peu plus tard d’organisation et de gestion du temps.

La miss, c’est un peu comme le chant des sirènes. Elle est envoutante. Problème ? Elle sabote votre productivité et va tout faire pour vous empêcher de faire votre travail convenablement – nous sommes de vrais fainéants dans le fond, il faut l’admettre.

Petite coquine…vous l’entendez ?

Elle vous chuchote des p’tits mots doux, jouant parfois d’une argumentation tirée par les cheveux pour faire passer une idée tel un avocat prêt à tout pour défendre la cause malgré des preuves accablantes.

Elle vous flatte, flatte votre ego, se fait passer pour « la voix de la raison » ou « la voix de la sagesse » en vous raisonnant.

Elle va vous distraire pour vous extraire de votre réflexion. Vous donnez quelques images, vous faire des suggestions aussi.

Super forte.

L’une des choses les plus hardcore lorsqu’on crée du contenu, qu’on s’assigne à une tâche, qu’on doit faire X, Y ou Z, ou que l’on décide de quelque chose, c’est bien de combattre la procrastination et donc cette résistance naturelle.

Nous sommes de grands procrastinateurs, c’est dans notre nature parce qu’on aime les raccourcis, on aime se simplifier la vie, et on aime prendre du plaisir…car après tout, à part le « high performer » qui n’aime que lui et son travail, qui n’aime pas ?

 

Vous voulez visualiser quoi au juste ? 

Je peux méditer et visualiser tout ce que je veux, n’empêche que si je suis devant mon ordi avec l’objet satellitaire de l’égarement à mes côtés, aucun process, un objectif flou et peu conscience de ce qui est important…ça ne me sera pas d’un grand secours !

La visualisation, c’est cool. Ça fait tripper et ça flatte l’ego de dire aux gens « moi, je bâtis une cathédrale ». On a l’air moins con, c’est sûr que ça rassure.

Vous connaissez la fable « du casseur de pierres…ou du bâtisseur de cathédrale » de Charles Péguy ?

Non ?

Rapidement alors :

**********

["En se rendant à Chartres, Charles Péguy aperçoit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Les gestes de l’homme sont empreints de rage, sa mine est sombre. Intrigué, Péguy s’arrête et demande :
- « Que faites-vous, Monsieur ? »
- « Vous voyez bien », lui répond l’homme, « je casse des pierres ».

Malheureux, le pauvre homme ajoute d’un ton amer :

« J’ai mal au dos, j’ai soif, j’ai faim. Mais je n’ai trouvé que ce travail pénible et stupide ».Un peu plus loin sur le chemin, notre voyageur aperçoit un autre homme qui casse lui aussi des cailloux. Mais son attitude semble un peu différente. Son visage est plus serein, et ses gestes plus harmonieux.
- « Que faites-vous, Monsieur ?», questionne une nouvelle fois Péguy.
- « Je suis casseur de pierre. C’est un travail dur, vous savez, mais il me permet de nourrir ma femme et mes enfants. »
Reprenant son souffle, il esquisse un léger sourire et ajoute :

« Et puis allons bon, je suis au grand air, il y a sans doute des situations pires que la mienne ».Plus loin, notre homme rencontre un troisième casseur de pierre. Son attitude est totalement différente. Il affiche un franc sourire et il abat sa masse, avec enthousiasme, sur le tas de pierres. Pareille ardeur est belle à voir !
« Que faites-vous ? » demande Péguy
« Moi, répond l’homme, je bâtis une cathédrale ! »]

**********

Je ne vais épiloguer et faire une analyse approfondie, ce n’est pas le sujet…une histoire de postures, de verre à moitié vide ou plein, c’est sûr, mais je laisse chacun tirer sa propre conclusion.

Revenons au sujet de la procrastination…

Car je peux visualiser mes rêves et fantasmer une réalité, pas sûr que ça fasse avancer le schmilblick ! Possible même que ça transforme ma vision de la réalité et transforme mes résultats. Pas mieux donc.

S’attarder à poser la première brique le mieux possible, puis la suivante, en suivant le plan et les métrés pour la bâtir est à mon sens plus efficace.

Penser « process » pour atteindre un objectif sera bien plus efficient.

Installez-vous dans votre bureau.

Sans téléphone portable.

Évitez toutes distractions.

Asseyez-vous sur votre chaise et travaillez !

Ça ne vient pas ? Fixez le mur.

C’est précisément là que Miss Résistance va apparaitre…parce que si ça ne vient pas tout de suite – genre vous regardez le curseur qui clignote comme un lapin pris dans les phares d’une voiture - vous allez commencer à vous ennuyer et à douter. (Et la nature n’aime pas le vide)

C’est là que « la magie » opère avec les petites voix dans votre tête qui vont vous assaillirent de questions quasi philosophico-existentielles du genre :

« J’suis sûr que j’ai eu des commentaires sur mon dernier post LinkedIn !»

« Psss, hey… t’as un nouveau mail ! »

« Tiens, je suis curieux de voir le trafic sur mon site web aujourd’hui – depuis que j’ai changé X »

« Ah faut qu’je regarde ce que donne ma publication Facebook »

« Hey ! T’as une notification ! » (« C’est qui ???!!! » – insoutenable)

« Tiens, un SMS ! » (« je lui répondrais tout à l’heure »…ou pas)

Ou d’un autre genre quand on avait un devoir à rendre. Pff, j’ai l’temps !

enlever ses notification

 

He oui ! La miss est là pour vous distraire et vous donner un peu de plaisir ! Parce que, dis-moi, ça a l’air chiant ce que tu fais…et t’en a besoin non ? T’es fatigué je trouve.

Pas facile de trouver le flow pour écrire ou de se concentrer quand on fait un truc pour soi, son entreprise ou son client.

Bien sûr que lire ses mails, répondre aux commentaires ou checker ses notifications doit être fait, mais évitez au maximum de le faire quand vous êtes dans votre pic de créativité.

Commencer sa journée par des distractions – réseaux sociaux, mails, vidéos – revient à s’éparpiller dans un brouhaha de données qui déconcentrent et déconnectent plus qu’ils ne créent de la créativité et de l’efficience à mon sens.

…j’ai copieusement fait cette erreur et il m’arrive encore de la faire. Quand c’est le cas, je constate que je suis plus distrait justement, moins concentré et surtout, je perds du temps. Et le temps passe vite. Tiens, déjà 10h00 !

Quand vous prévoyez une plage horaire pour travailler, par exemple, pour un client, écrire un article ou travailler vos publications de la semaine sur les réseaux sociaux, ne dérogez pas à votre règle.

Attachez-vous à votre bureau ! Enfermez-vous s’il le faut ! Et surtout :  VIRER votre téléphone portable de votre vue.

Ne vous alarmez pas, 99,99 % des SMS, messages ne sont pas importants, ou du moins, ils peuvent patienter jusqu’à 12 ou 17 heures sans aucun mal.

Et au pire, ils laisseront un message vocal ! Vous ne louperez rien, promis.

 

D’ailleurs, j’ai un bon conseil à ce sujet…

Je vous conseille vigoureusement de supprimer toutes vos notifications. Mieux ? De supprimer les applications - mails et réseaux sociaux en particulier- de votre téléphone.

Pour l’avoir fait, ça ne change pas la vie au point de retrouver une concentration ultime et du temps à ne plus savoir quoi en faire, mais on évite d’en perdre de façon inutile et c’est (trèèèèès) bon à prendre.

Car vous le savez, le temps, c’est bien LA ressource la plus précieuse ! Les distractions ne rapportent rien ou très peu.

Et ça n’a que pour effet de favoriser une baisse de votre attention.

Attention, je parle des distractions style R.S et mails scotchés sur son téléphone…

…Sinon, ça fait du bien de se distraire en regardant un bon film ou autre ! Au contraire même, il le faut, c’est important de savoir le faire…arrêtons avec le culte de la performance et de la culpabilité. Nous ne sommes que des humains, pas des robots.

Mais vous connaissez comme moi la puissance des algorithmes…vous regardez une notification Facebook sur votre portable et 30 minutes après vous êtes sur YouTube en train de regarder une vidéo à la con !

On l’a tous fait…et vous le ferez peut-être encore demain, mais BEAUCOUP moins si vous enlevez ces applications.

De nombreuses études montrent que les médias sociaux ont un impact négatif sur notre concentration, notre attention, notre prise de décision, dans notre gestion des émotions et dans notre créativité. Vous aimez avoir un « j’aime » ? Vous en redemanderez !

Les réseaux sociaux activent les circuits du duo infernal : récompenses/plaisir…alimentant sans cesse ce besoin de toujours plus de dopamine…pervers non ? Et comme un cocaïnomane, vous voulez votre dose.

Même si les dégâts sont différents entre un addict des RS et un toxico accro à la coke, les études montrent des similitudes au niveau neuronale, hormonale ou dans le développement…comme l’affaiblissement de la mémoire, de la concentration ou encore plus d’anxiété et de stress d’une manière générale. Quel genre d’adulte deviendront les enfants qui scotchent depuis le plus jeune âge ?

Ça fait réfléchir non ?

Posez-vous cette question :

Qu’est-ce que ça m’apporte vraiment ?

Ou alors...

Qu’est-ce que j’y gagne ? (Ou perds ?)

Fin de la parenthèse, vous en ferez ce que vous voudrez !

 

J’oubliais…CHOISISSEZ VOS COMBATS !!!

Vous avez un coup de barre ? Vous avez du mal à vous concentrer parce que vous êtes épuisé ? Faites une pause ! Regardez PLEINEMENT votre série sans culpabiliser.

Peut-être en avez-vous besoin.

Mieux vaut un vrai moment de détente – volontaire et assumé – plutôt qu’une journée à moitié faite, sans enthousiasme, qui ne vous laissera que de l’amertume et de la culpabilité.

Vous voulez prendre 2 heures pour regarder ce super film cet après-midi ? Partir boire un café avec quelqu’un ? Faire une balade avec de la musique ? (évitez le podcast business…n’oubliez pas, si vous avez besoin d’une pause, c'est que vous avez besoin de vous ressourcer et de RECHARGER vos batteries).

Vous en avez VRAIMENT besoin ? GO !!! Et revenez avec plus de niaque et d’énergie que jamais !

FIN DE LA GROSSE PARENTHÈSE !

 

Une histoire de priorité et d’organisation peut-être ? 

C’est sûr…

Vous avez déjà entendu parler de la matrice d’Eisenhower ?

Pour rappel, c’est une matrice qui explique comment vous devriez vous concentrer sur les tâches « importante et urgente » et « importante, mais pas urgente. »

qu'est-ce que la-matrice d'eisenhower-comment-l'utiliser

Concentrez-vous sur le quadrant 1 et 2.

Bien souvent (pour la majorité des gens en tout cas), le matin est plus propice à la créativité, à une concentration supérieure (et donc plus d’efficience). Mais peut-être que pour vous, c’est différent et c’est le soir ?

Par exemple, je sais que je suis énergique le matin…ensuite de 13 à 15, je suis moins réceptif…donc je fais une pause ou bien je me consacre sur des activités qui demandent moins de concentration. Puis j’ai de nouveau un gros pic d’efficacité vers 17h00 où je peux m’y remettre à fond pendant 1h30 à 2 heures.

Résultat ?

Apprenez à vous connaitre et à vous décoder pour optimiser votre flow et votre créativité.

Concentrez-vous sur VOS moments à VOUS pour faire les taches essentielles à votre activité et prévoyez des moments pour les tâches non essentielles.

Quand votre petite voix vous chuchotera de checker vos mails ou d’aller jeter un œil (rapide) sur les commentaires de vos publications : soyez ferme ! Ordonnez-lui de la fermer et dites-lui que vous examinez ça sans faute à 12h00 ou à 16h00 ou entre le dessert et la sieste.

Prévoyez une plage horaire pour ça. Genre, je m’accorde 30 minutes à 12h00 pour mes mails et répondre aux commentaires, puis 30 minutes en soirée par exemple…

…ce qui m’amène à la notion suivante :

 

La loi de parkinson...

Lundi, 8h30.

J’ai plus ou moins planifié ma semaine. J’ai prévu cette semaine de publier un article sur tel sujet. Dans ma tête, il faut qu’il soit publié pour vendredi.

Voilà ce qui se passe pour la plupart des gens :

Il sera publié – si tout se passe bien – vendredi (surement en fin d’après-midi)

Problème ?

Vous avez utilisé 100 % de votre temps sur cette tâche. Nous avons tendance à utiliser tout le temps que l’on s’est fixé.

 

Voilà ce que dit la loi de Parkinson à ce sujet :

« Même si un collaborateur dispose d’un délai important pour accomplir une tâche, il aura tendance à consommer la totalité du temps imparti.

En clair, si un collaborateur dispose d’un délai d’une semaine pour réaliser une tâche, il mettra une semaine. Mais si le collaborateur dispose d’un délai de deux semaines pour la même tâche, il mettra deux semaines pour l’accomplir ! »

Pensez par exemple à cet exposé de philosophie que vous deviez rendre…vous avez « planifié » et « médité » sur votre sujet, pour finalement vous y prendre un peu à l’arrache – quitte à bosser tout le Week-end comme un psychopathe – en mode stress avec un pic d’adrénaline pour le rendre lundi matin sans faute.

Pourtant, vous aviez 15 jours pour le faire.

100 % de temps alloués à cette tâche avec en prime, une belle montée de stress.

Je sais que beaucoup diront la chose suivante :

« Moi, j’ai toujours fonctionné comme ça et ça m’a toujours réussi »

Ou alors

« Perso, j’ai toujours travaillé dans l’urgence et ça ne m’a jamais empêché d’obtenir de bons résultats ! »

OK ! Mais la question ?

Est-ce que ça vous aurait desservi de consacrer 4 plages horaires de 2 heures – à la cool, mais concentré – et de passer un week-end peinard ?

Ou

Auriez-vous obtenu moins de résultats, en le faisant de manière organisée, prioritaire et donc efficiente ?

Hum…je vous laisse juge.

Toujours sur la loi de Parkinson :

« Plus on dispose de temps, plus on prendra de temps. Il faut donc se fixer des échéances, des délais raisonnables pour accomplir les tâches que l’on nous demande.

Il faut estimer la durée nécessaire pour réaliser une tâche : ni plus ni moins. En fait ce n’est pas tant la quantité de temps passé qui compte que sa qualité. Il est donc important de se fixer de courtes limites pour accomplir certaines tâches. »

Attention toutefois !

Ne vous surchargez pas pour autant de tâches ! Vous risquez de foncer direct vers l’épuisement et le burnout. Ce serait dommage.

Mais comme je le disais plus haut :

Priorisez !

Est-ce qu’un article de blog mérite tout une semaine ? (Ou autant d’heures ?)

Avez-vous besoin de passer autant de temps à reformuler ?

Doit-on passer 1 heure à choisir LA photo idéale pour une publication ?

Est-ce que la réponse à ce mail doit me prendre 10 minutes et plus ? (Et pourquoi pas 40 secondes ?)

 

Nous aimons complexifier les choses parce que nous pensons que nous devons renvoyer une image parfaite de nous-mêmes.

On en vient à des notions « d’estime de soi », du « regard de l’autre » et de « vulnérabilité » – s’accepter avec ses imperfections et tel que l’on est…n’empêche pas le changement et la progression, bien au contraire. Pas le sujet, mais en lien quand même…car tout est psychologie finalement.

Nous sous-estimons parfois une tâche dans l’instant présent pour pouvoir la déléguer à notre futur moi…plus tard donc, à celui qui va résoudre tous nos problèmes (au dernier moment et au pied du mur comme on dit.)

Bienvenu dans l’univers de la procrastination et de la résistance où l’on donne une importance disproportionnée à des choses anodines.

Où l’on accorde des critères de « performance » là où c’est inutile et surtout…chronophage.

 

Le temps imparti à une tâche.

Récemment, avec des amis, nous avons créé une association sur le thème de la promotion de l’art dans le vignoble nantais. (« l’atelier des gens »)

3ème réunion :  logo et charte graphique.

Personnellement ? Avec le recul, toutes les erreurs que j’ai faites et que je connais, ça aurait pris environ 15 minutes (1 heure au plus, car pas d’enjeu majeur et pour moi, il faut tester et commencer tout de suite.)

C’était pas leur avis…

…Ça fait déjà 3 semaines et personne n’a toujours rien fait. Ça va demander une autre réunion pour « valider » le « plus beau »…avec surement des discussions à n’en plus finir derrière.

Il y a 2 options :

La première peut être complexe, car c’est un métier et il y a des enjeux, une image à respecter, une direction à prendre (travail d’un graphiste, directeur artistique, que sais-je…)

La deuxième peut être simple et expédiée en 12 minutes. Elle peut même être revue un peu plus tard.

Je pense à Apple par exemple (encore eux) et…ils ne se sont franchement pas pris la tête.

(Steve Jobs mangeait des pommes à ce moment-là… « Apple », ça sonne bien et pour le logo…Ba une pomme c’est bien. Ça ne les a pas empêchés de devenir « APPLE »…vous pouvez lire d’ailleurs l’excellente biographie sur Jobs écrite par Walter Isaacson au passage :).

Alors ?

Si on revient sur la question du lundi matin, à savoir « vendredi mon article de blog doit être publié »

Alors la question finale peut se poser différemment, par exemple :

« En combien de temps je peux accomplir cette tâche pour pouvoir m’octroyer du temps sur autre chose ? »

La résistance nous teste, nous séduit, nous charme, nous embobine…ne nourrissez pas le monstre !

« Commencez à écrire même si on ne sait pas quoi dire » (je ne sais plus de qui c’est…désolé pour son auteur(e))

Mais il n’y a rien de plus vrai. C’est un mélange d’entrainement et de connaissance de soi aussi.

Mais plus vous nourrissez le monstre, plus vous « déconnectez ».

Vous aurez beau « visualiser » la plus belle cathédrale, moi je montrais les murs peu à peu…pierre après pierre. Et plus je le ferais, plus j’irais vite et je serais confiant dans mes capacités…jusqu’à la monter cette cathédrale.

 

Commencez par un mot. Une phrase. Un paragraphe. Un texte…mais commencez.

Jerry Seinfeld, ça vous parle ?

C’est le gars qui s’est fait remarquer en 1981 grâce à un sketch basé sur les observations de la vie quotidienne (« Avez-vous remarqué… »).

Seinfeld, c’est aussi un des comédiens les mieux payés qui aient jamais vécu.

Quand on lui demandait comment il avait commencé sa carrière ? Il répondait ainsi :

« Vous savez, quand j’ai commencé, j’ai mis ce grand calendrier sur mon mur ou je pouvais mettre un  « X » chaque jour, et chaque jour, je me suis fixé comme objectif d’écrire une blague ».

Peu importe si la blague était bonne…

Peu importe si elle était drôle…

Peu importe si elle était efficace…

Il écrivait 1 blague par jour…

Tous les jours, en marquant d’un « X » sur son calendrier.

Il a ajouté :

« Tant que je ne brisais pas cette chaine, je savais que je m’améliorais, que j’allais vers mes objectifs »

C’est ce que l’on peut appeler de la constance. (Et de la persévérance…)

comment vraincre la procrastination

Chaque jour, j’écris minimum 500 mots – peu importe si c’est bon, peu importe si je le publie ou non, peu importe si ça en fait un mail ou non…mais j’écris.

Pour cet article, je m’étais donné 1 semaine pour l’écrire. J’ai mis 8 heures en tout, mais je suis un peu lent... j'ai réparti mon travail  en 3 temps de 2 à 3 heures sur 3 jours.)

Il n’est PAS parfait. Peut-être même que dans 1 an, je me dirais « quelle merde ». Peut-être même qu’il a des fautes. Que ça ne va pas plaire…mais je le fais.

Ce ne sera pas toujours simple, ce sera parfois difficile, mais le faire chaque jour transformera vos « petites actions » en véritables compétences.

La résistance vous jouera des tours, cherchera à vous séduire en vous proposant des choses bien plus plaisantes. Ne l’oubliez jamais. Nous cherchons le plaisir et la résistance l’a bien compris…

Elle usera de tactiques, réajustera ses propositions, vous soumettra toujours plus de bons temps.

Ne l’écoutez pas ! (Sauf si vous avez VRAIMENT identifié que vous aviez besoin d’un petit break). À chaque fois qu’elle gagne – ou que vous perdez – elle comprend mieux vos mécanismes, vos failles et réajuste...après tout, c’est vous. Et votre conscience vous connait plutôt bien !

Découpez vos tâches en petites tâches moins complexes.

Essayez de voir ça comme quelque chose de« facile » ou « simple ». Si vous abordez une tâche en vous disant « c’est difficile », ça le deviendra…et la résistance entrera en action d’une manière forte et persuasive jusqu’à vous convaincre.

simplifier une tache

Chaque heure, chaque minute que vous consacrez à une tâche mineure est autant de temps perdu que vous ne passez pas dans une tâche majeure.

Ne cherchez pas à gagner la guerre.

Gagnez déjà quelques batailles.

Et bâtissez votre cathédrale pour de vrai.

Chaque jour, montez quelques briques.

Montez votre mur. Pas à pas. Brique par brique. En suivant votre objectif. En transformant votre constance en compétences.

Conclusion…

Selon la très sérieuse revue « Nature », les études montrent la corrélation entre la maitrise de soi et l’impulsivité comme « prédictif » à la procrastination.

« Une perspective de régulation des émotions considère « la procrastination » comme une forme d'échec de l'autorégulation, qui reflète la priorité accordée à la réparation de l'humeur à court terme par rapport à la réalisation d'objectifs à long terme. »

Ça en dit long...

Le but de cet article n’était pas d’entrer dans la « psychologie » pure, en faisant une démonstration à coup d’articles d’autorité pour démontrer que Mr Pince entre dans telle case…mais plutôt d’apporter des petites clés concrètes pour faire avancer les choses dans votre projet entrepreneurial ou dans votre vie. (De plus, je ne suis pas psychologue…)

Posez-vous ces questions :

Qu’est-ce qui vous bloque sur cette tâche ?

Vous sentez-vous dépassé ?

Débordé ?

Pensez-vous manquer de compétences ou de légitimité ?

Est-ce qu’elle va à l’encontre de vos valeurs ? De vos croyances ?

Avez-vous peur d’échouer ? De réussir ?

Pensez-vous devoir rendre un travail « parfait » ?

Quel temps consacrez-vous ?

Comment rendre cette tâche moins ennuyeuse pour vous ?

Avez-vous peur du regard de l’autre ?

Quel est votre objectif ?

Et…

Que risquez-vous ? Un coup à votre ego…plus que vote vie probablement.

Apprenez à vous connaitre et faites-vous confiance…même si c’est parfois difficile.

Fractionnez vos tâches si besoin pour travailler à l’enthousiasme.

Découvrez pourquoi votre résistance vous joue des tours…mais luttez pour atteindre vos objectifs.

N’ayez pas peur de votre imperfection et de votre vulnérabilité.

OSEZ !

Je finirai par cette citation de Theodore Roosevelt prononcée lors de son discours à la Sorbonne en 1910 :

« Le critique ne raconte absolument rien : tout ce qu’il fait c’est pointer du doigt l’homme fort quand il chute ou quand il se trompe en faisant quelque chose. Le vrai crédit va pourtant à celui qui se trouve dans l’arène, avec le visage sali de poussière, de sueur et de sang, luttant courageusement.

Le vrai crédit va vers celui qui commet des erreurs, qui se trompe, mais, qui au fur et à mesure, réussit, car il n’existe pas d’effort sans erreur. Il connaît le grand enthousiasme, la grande dévotion, et dépense son énergie sur ce qui vaut la peine. Celui-là est un homme vrai, qui dans la meilleure des hypothèses connaît la victoire et la conquête, et qui, dans la pire des hypothèses, chute. Or, même sa chute est grandiose, car il a vécu avec courage et s’est élevé au-dessus des âmes mesquines qui n’ont jamais connu ni victoires ni défaites. »

Souvenez-vous.

La créativité et les compétences viennent en étant régulier pour se transformer en de nouvelles habitudes.

Pensez « process » plutôt que résultat.

Regardez froidement votre résistance, droit dans les yeux et dites-lui de la fermer quand elle vous chuchote des suggestions plus désirables.

Apprenez à vous connaitre pour identifier vos pics de créativité et de concentration pour être efficient.

Mettez votre téléphone sur silencieux. Virez vos notifications pour ne pas devenir esclave de votre téléphone.

Luttez contre les pensées qui vous poussent insidieusement à arrêter votre travail. Exemple ? Quel temps il fait ? Hop ! Portable pour vérifier…c’est là que vous voyez une notification de Céline qui a liké une de vos publications. Puis ? vous constatez que sylvain a laissé un commentaire…sans parler de Greg, qui vient de vous envoyer un mail…rendez-vous 30 minutes plus tard avec la question suivante :

« Je faisais quoi déjà ? »...évitez l'immédiateté donc.

Je vous laisse méditer...

Et si le cœur vous en dit : 

Partagez cet article ! Laissez un commentaire si ça vous dit ! Bref, faites comme vous le sentez.

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