Il y a 8 ans, un ami a monté une startup avec un beau concept.

  

Ils étaient 2 personnes surmotivées + 3 autres qui intervenaient sur des points précis.

  

Ils ont levé des centaines de milliers d’euros auprès de grandes entreprises – dans le domaine du vin.

  

Comme beaucoup de startups, 4 ans après, ils ont mis la clé sous la porte.

  

C’était il y 4 ans justement…

  

Aujourd’hui, ils ont décidé de relancer leur concept en redonnant une seconde vie à leur bébé et en évitant les nombreuses erreurs du passé. Je précise qu’il délègue à une personne…

  

  

C’était la discussion que j’ai eue avec mon ami il y a peu de temps donc.

  

J’ai vu grandir leur projet…et je les ai vus s’égarer aussi.

  

Avoir les yeux plus gros que le ventre.

  

À vouloir lever des fonds alors que leur cible n’était pas établie.

  

À vouloir envahir les U.S avec leur concept alors qu’il y avait un marché en France.

  

À vouloir développer une gamme de 26 produits alors que 3 bons produits auraient lancé la machine et éviter la faillite.

  

À vouloir « prouver » je ne sais quoi (sans parler du côté « in » de la startup) en passant 2 ans à discuter sur un concept qui n’a finalement jamais réellement vu le jour.

  

 

Je lui disais qu’après tout ce temps, malgré les centaines de discussions qu’on a eues (on est voisin…), je n’ai jamais vraiment su à qui s’adressait leur produit !

  

Faut le faire quand même !

  

Dans le lot ?

  

Un ancien commercial qui connait le marketing, qui a développé des noms de marque (mon pote)

  

Une psychosociologue

  

Un expert-comptable

  

(et les autres je ne sais plus…)

  

 

C’est un gros tchatcheur ! Aller voir des grands patrons qui pèsent des dizaines de millions pour chopper 100 000 euros ou plus, faut quand même être assez burné et sûr de soi…

  

Malgré ça ?

  

Ça s’est fini en jus de boudin ! (Et – 20 000 sur leur compte au passage…)

  

Mais il a quand même reconnu les faits (4 ans après !!! C’est un coriace…un mec pas buté du tout 😊 )

  

Même les tchatcheurs de premières, les gens qui ont une certaine expérience et des compétences profondes n’échappent pas à cette règle simple.

  

Que veux-tu ?

  

Pourquoi le veux-tu ?

  

Comment l’obtenir ?

 

  

Le mindset ?

  

Ils l’avaient…

  

La capacité à vendre et à se vendre ?

  

Ils l’avaient aussi.

  

Le rédactionnel – graphisme et autres ?

  

Pas de souci non plus.

  

La stratégie ?

  

Très très discutable…sur les choix et décisions (notamment le nombre de produit pour plaire à tout le monde)

  

Le positionnement et l’offre ?

  

Pas clair. Bancal. Trop de choix…et pour qui ?

  

Mais le pire ?

  

La cible…je n’ai JAMAIS su à qui s’adressait leur produit !

  

Et ils n’ont jamais pris le temps de creuser en détail leur client idéal !

  

Ce qui revient à quelque chose de bancal.

  

Qui ne tient pas la route

  

4 ans après donc…terminus, tout le monde descend !

  

 

La leçon le dedans ?

  

Ne cherche pas à plaire à tout le monde.

  

Demande-toi à qui tu pourrais t’adresser.

  

Avec qui aimerais-tu travailler ?

  

Et pourquoi aimerais-tu travailler avec cette personne ?

  

Crée ton offre en fonction de cette personne et n’est pas les yeux plus gros que le ventre !

  

Pense à ta stratégie au plus simple.

  

Sois raccord sur tes promesses.

  

Et n’est pas peur de vendre ou de te vendre.

  

 

  

Moi aussi j’ai des doutes.

  

Moi aussi parfois je m’interroge.

  

Et c’est OK.

  

Parce que je suis humain !

  

Et c’est plutôt sain de se réinterroger…mais le doute et la peur ne doivent pas s’installer ad vitam aeternam !

  

Pour en discuter avec moi, tu sais comment faire. Par contre, je ne vais pas laisser mon calendrier en ligne ad vitam aeternam !

  

Bon mardi !

(Et bonne rentrée à tes enfants si tu en as!)

  

Raph.