Ce niveau de stress explique cela, y compris dans le marketing.

Pourquoi on stresse à ce point ?

Pourquoi le stress nous sauve et nous détruit ?

Comme beaucoup, nous combattons le doute et les peurs. Personne n’y échappe et beaucoup sont surmenés, dispersés, épuisés, stressés…mais ce n’est pas de votre faute, car la société moderne dans laquelle nous vivons est parfois écrasante (et toxique.)

L’idée n’est pas d’en faire plus, mais de réaliser quelques petits changements pour remédier à ses propres tourments, sans entrer dans la thérapie…

« Je suis stressé ». Voici une phrase que j’entends souvent. Chez moi aussi d’ailleurs…car c’est difficile de s’en débarrasser, parce que c’est dans nos gènes. C'est ancré en nous.

Mais,

  • Pourquoi on stresse ?
  • D’où vient le stress ?
  • Comment l'atténuer pour vivre plus sereinement 

Vous êtes-vous déjà demandé d'où vient précisément le stress?

Savez-vous POURQUOI nous surréagissons, parfois de manière démente, pour quelque chose qui ne nous tuera de toute façon pas ?

Dans notre monde moderne, ultra speed, compétitif et « bruyant » par l’infobésité que l’on ingère, le stress est souvent causé par : le travail, une charge mentale excessive, un changement de situation, une action qui nous sort de notre zone de confort, etc.

(Même si ça y contribue grandement, ne rentrons pas dans les dissonances cognitives et les injonctions paradoxales que nous recevons de toute part…ce serait trop long !)

Mais est-ce suffisant pour satisfaire votre curiosité ? Moi non.

Parce que j'aime comprendre le fond, ce qui est ancré chez nous depuis des millénaires, pour avoir une lecture plus approfondie de notre nature, je veux parler de l'Homo Sapiens - l'Homme moderne ou si vous préférez : NOUS.

Être en stress n'a pas toujours été mauvais dans l'histoire de l'humanité.

À vrai dire, c'est un peu grâce au stress que nous vivons pleinement notre vie d’homme moderne !

Un beau cadeau que nous ont légué nos ancêtres...

Le "seul" problème, c'est que nous évoluons vite...bien trop vite à l'échelle de l'humanité, car l'homme moderne n'a pas encore le "bon équipement" pour gérer ce cadeau.

Un cadeau aujourd'hui presque empoisonné, mais qui prend tout son sens quand on remet les choses dans leur contexte. Heureusement, nous avons des ressources pour le "contrer" ou l'atténuer, mais nous le verrons un peu plus loin.

Imaginez.

Imaginez-vous il y a 300 000 ans...

Vous êtes paisible à ramasser quelques baies sauvages à l'orée du bois.

Le climat est doux, c'est agréable...une belle journée dans un monde peuplé de dangers.

Soudain, un bruit dans un buisson vous arrête dans votre cueillette.

Votre corps se tend.

Vos muscles se mettent en tension.

Vos tripes vous envoient un signal comme un coup de poing dans le ventre.

Votre rythme cardiaque s'accélère.

Le souffle court, vous n'entendez plus rien autour de vous...tout ça se passe en 1 seconde.

Presque instantanément, vous êtes dans un état de stress intense.

Votre cerveau vient de vous envoyer le message suivant :


DANGER.

 = FUITE.

Heureusement pour nous, car si nos ancêtres l'avaient joué "à la cool" en se disant :

"Hum, surement le vent, je vais continuer à ramasser mes baies tranquillement", peut-être que nous ne serions pas là.

Nous préférons surréagir face à un potentiel danger plutôt que l'inverse. 

C'est un avantage évolutionniste comparé à ne rien faire. La réponse au stress face à une situation qui crée de l’incertitude et/ou de l’ambiguïté induit 2 réactions.

→ La première est de continuer - pour Sapiens - son activité au risque de se faire dévorer.

→ La deuxième est de fuir face à un éventuel danger (par exemple du bruit dans un buisson) pour rester en vie.

Nos ancêtres préféraient répondre à une "fausse alerte" en déclenchant des réactions de stress (accélération du rythme cardiaque, souffle plus court, tension musculaire, etc.) et fuir, plutôt que de s’exposer à un probable danger.

S'il n'est pas seul ?

Par exemple dans une situation stressante qui le maintient éveillé (genre des hyènes affamées qui rodent les yeux luisants dans le noir autour de votre grotte... )

Alors, il lira aussi sur le visage, le stress et l'inquiétude de ses congénères pour être prêt à fuir. (La contagion peut être utile.)

Ce scénario a couru pendant près de 300 000 ans où l'homme s'est conditionné à plutôt surréagir de manière quasi automatique face à une situation ambiguë où sa survie était en jeu.

(Face à un stimulus ambigu, nous avons tendance à interpréter les choses, car nous avons besoin de "compléter" ce manque d'informations et cette incertitude. Le cerveau compense donc ce manque de clarté...c'est pour ça que nous ressentons et voyons les choses de manières différentes, selon une situation, une image, etc.)

Pendant près de 300 000 ans, l'homme a répondu de manière physiologique face à un danger physique. 

Ce qui lui a permis de survivre et d'évoluer dans ce monde hostile qu'était le sien.

Aujourd'hui - après que l'homme se soit sédentarisé - le stress n'est plus la réponse à un danger physique immédiat. (Je ne parle pas d’agressions ou autres...)

A priori,

Nous n'avons plus peur de nous faire manger par une lionne ou un tigre à dents de sabre...

Nous n'avons plus peur d'être attaqués par un animal sauvage pendant que nous dormons...

Ni d'être dévoré par un ours en ramassant des mûrs...

(À part peut-être dans certaines régions reculées du globe où certains animaux restent un danger pour l'homme, mais où – surtout – l’homme est un danger pour l’homme…)

Aujourd'hui (globalement donc) notre stress vient de notre travail (avec toute la dissonance cognitive* qu’il peut y avoir et toutes les injonctions paradoxales* qu’on peut subir), de la montagne de factures à payer, du chômage, du manque de perspective, de l'incertitude face à l’emploi, du manque d'argent, mais aussi sur des choses plus « anodines » qui peuvent tétaniser, pousser à la procrastination ou la fuite comme le passage d'un examen, une présentation en public, un appel téléphonique important, parler à un inconnu, prendre la parole, s’exposer, etc.

*Dissonance cognitive = « tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes d’une personne lorsque plusieurs d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre. Désigne également la tension qu'une personne ressent lorsqu'un comportement entre en contradiction avec ses idées ou croyances ».
* injonction paradoxale = « situation dans laquelle une personne est soumise à deux contraintes ou pressions contradictoires ou incompatibles. Si la personne est ou se sent prisonnière de la situation, surtout si elle est dans l'incapacité de méta-communiquer à son sujet (comme c'est le cas notamment pour les enfants et dans le cas de certaines relations hiérarchiques), cela rend le problème insoluble et engendre à la fois troubles et souffrances mentales. »

Nous sommes passés d'un danger physique à un danger psychologique...mais de manière tellement rapide et brutale que l'homme n'a pas eu le temps de s'adapter.

(Rappelons- le : ce scénario a couru pendant plus de 300 000 ans. L'homme moderne - qui correspond à l'industrialisation, c'est à dire vers la fin du 18e siècle ne représente qu'une goutte d'eau dans l'évolution de notre espèce.)

Notre réponse au stress reste donc sur le même schéma que nos ancêtres.

Admettons que vous devez passer un coup de fil très important à un employeur.

Disons que ce coup de fil peut changer votre vie.

Vous faites déjà les questions-réponses dans votre tête et vous êtes tétanisé rien que d’y penser…

Si le stress vous envahi, vous allez commencer à avoir les mains moites...le souffle plus court...une petite boule dans le ventre ou dans la gorge...vous allez avoir l'impression de bafouiller...vos muscles se contracteront, etc.

Votre corps réagit comme si vous aviez affaire à un lion ! 

Pourtant, vous n'avez pas envie de combattre votre interlocuteur, ni même de fuir...vous avez simplement envie de faire une bonne impression, de présenter votre exposé de manière compréhensive et de paraître crédible aux yeux de votre interlocuteur.

Votre corps a réagi en mode "Fight and flight" (combattre et/ou fuir)

(Selon le Dr Karl H. Pribram, physiologiste du cerveau renommé,  4 instincts permettent aux animaux de survivre : feeding : se nourrir; Fornicating : forniquer; Fighting : se battre, Fleeing : fuir ...les "4 F")

Le problème étant que nos ressources (entendez toute votre attention) sont dirigées en ce sens.

Le trou de mémoire, ou le bafouillage peuvent donc vite vous arriver.

Vous pouvez "perdre vos moyens".

L'autre problème ? C'est que nous pouvons devenir stressés durablement, un stress chronique en somme, alors que nous sommes faits (300 000 ans comme ça...) pour des pics de stress intense, mais pas dans la durée.

On comprend mieux pourquoi, l'homme est sujet aujourd'hui au burn-out, au stress chronique ou à des dépressions avec de lourdes conséquences pour sa vie.

Pour le cerveau d'une personne stressée, il est en danger immédiat, en danger de mort presque...un réflexe de survie donc.

D'où l'importance de faire ce qu'il faut pour désamorcer le "Fight and flight" avec de la méditation, du sport, des étirements, du yoga, du travail de respiration, de la marche ou ce que vous voulez.

Le but n'est pas de faire de vous un moine bouddhiste, mais bien de réduire l’ambiguïté d'une situation stressante afin de la rendre moins anxiogène pour vous.

Vous devez faire comprendre à votre cerveau que "vous n'êtes pas en danger de mort".

Par conséquent, vous pouvez vous relâcher et garder toute votre attention sur votre tâche importante à vos yeux.

(On voit aussi apparaître les conduites addictives...préférez le sport ! C’est moins dangereux que 3 litres de bière par jour !)

Puisque la situation de faire cet "appel" vous met en stress et que votre cerveau vous croit en danger, il vous apporte une réponse physiologique. En intervenant en amont à cette réaction "physique" (avec des exercices de respiration par exemple et en évitant les 3 litres de bière…) due à un problème "psychologique", vous envoyez un message au cerveau.

→ Vous dédramatisez la situation et la rendez moins anxiogène pour vous.

À noter :

Le stress est souvent lié à une situation ambiguë ou incertaine comme un examen, un exposé, un appel, un entretien, etc., mais le stress s'atténue fortement - voire disparaît totalement - lorsque la situation est passée.

(L’homme déteste l'incertitude et aime faire des prédictions...mais ce sera l'objet d'un autre article.)

L'anxiété quant- à elle peut être "durable" et sans avoir de cause réelle. Elle n'a pas besoin de situation particulière. On peut donc être de "nature anxieuse".

L'un des problèmes de l'anxiété est sa capacité à interpréter de manière négative certaines choses, certains mots et d'avoir une lecture du monde plus négative que la moyenne.

"Pourquoi cette personne m'a dit ça ?"

"Pourquoi me regarde-t-il de cette manière ?"

On ne parle pas de paranoïa...mais bien d'anxiété.

Car une personne anxieuse aura tendance à interpréter cette ambiguïté de manière plus négative. (Elle se sent plus facilement jugée par exemple)

(Biais de négativité, biais d’interprétation, biais attentionnels, etc.)

Nous ne sommes pas tous identiques face à l'anxiété.

Certains auront peur de la foule, d'autres de certains lieux, de type de personnes, d'animaux, de type de phobie, etc., et ce à des degrés divers.

Lorsque vous avez un a priori négatif d'une situation ou d'une personne, écoutez-vous.

Avez-vous les muscles qui se tendent ?

Le cœur qui s'accélère ?

Si oui,

Prenez de la distance...

Ajustez votre interprétation...

Respirez...

Le stress dans l'entrepreneuriat ?

L'entrepreneuriat peut être stressant - souvent même. Car ça demande de sortir de sa zone de confort, publier du contenu, s'exposer, prendre des "risques", tester, se planter, recommencer, prospecter, faire des appels, etc., mais on n’en meurt pas.

(Je déteste le téléphone par exemple ! Quand je dois passer un appel à un inconnu, mon cerveau se met en mode "DANGER " ! Du coup, je ne suis pas des plus efficace et convaincant… ce qui est bien différent en face à face.)

L’entrepreneuriat est souvent une zone où l’incertitude règne…

Et dans le salariat aussi...

Par exemple, selon une étude américaine portant sur les médecins (PMC) :

« Les médecins ayant une faible tolérance à l'ambiguïté et à l'incertitude ont tendance à signaler un taux plus élevé d'épuisement professionnel et d'anxiété et un niveau de satisfaction inférieur, moins de confort face aux patients mourants et des niveaux plus élevés de dogmatisme, de rigidité, et conformisme ».

Tout comme l’ambiguïté face à un prospect ou à un manque de clarté.

Raison pour laquelle il est indispensable de savoir s'écouter, d'apprendre à se connaitre, de prendre du recul et d'avoir une hygiène de vie correcte (pas toujours simple ça...).

Le monde va vite. TROP vite et l'Homme n'a pas encore "l'équipement" pour y faire face. C'est biologique et physiologique, que vous le vouliez ou non.

Aussi ? Nous avons la chance d'avoir tout un panel de ressources et activités pour gérer et pallier cette incertitude afin de combattre et/ou accueillir le stress (différemment). Et ce, sans dépenser le moindre centime…une balade reste gratuite.

Nous avons les moyens d'anticiper le stress de manière "simple" pour devenir une personne plus épanouie, capable de prendre sa vie en main sans se laisser submerger par le stress de notre société.

Certes, ça demande un peu d'introspection et d'attention envers soi pour décoder les premiers signes, mais...

...Respirez.

Aucun lion ne va vous dévorer aujourd'hui...

Évitez l'incertitude envers vos prospects.

Si vous avez une offre, que vous répondez à un problème urgent et douloureux. Quelque chose donc qui génère du stress, des questions ou des angoisses chez vos prospects ?

Dites-vous ceci :

« Pour qu’il me fasse confiance, je dois réduire l’incertitude et toute ambiguïté chez mon prospect. Et si je veux lui apporter plus de clarté et répondre à son besoin ? Mon offre doit être claire et précise. »

C’est fondamental d’avoir un message clair qui parle à votre cible. Parce que si vous lui offrez de la confusion ? Des doutes et des questions vont l’assaillir…

S’il a un besoin ?

C’est qu’il est – en partie – dans l’incertitude et a besoin de réponse.

Quelques questions pour vous…

Qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans votre activité ?

Qu’est-ce qui est le plus important pour vous ?

Que devriez-vous ignorer et prioriser dans votre activité ?

Qu’est-ce qui vous rapporte le plus de profits, d’impact et de bonheur ?

Comment utilisez-vous votre temps ?

Faites-vous de vraies pauses ? Sans culpabilité…

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